Le risque tsunami en Nouvelle-Calédonie : Évolutions des facteurs de vulnérabilités et de résiliences à Lifou en territoire coutumier kanak

Printer-friendly version

Le dernier tsunami meurtrier ayant impacté la Nouvelle-Calédonie eut lieu en mars 1875. Le sud de l’île de Lifou (île Loyauté) fut le plus concerné. Les tribus de Luengoni, Joj, Mu et Ahmelewedr (district de Lösi) concentrent les dégâts et victimes de la catastrophe. La nature de l’aléa sismique et tsunami en Nouvelle-Calédonie est bien connue, pourtant aucune étude ne s’est intéressée aux conditions de réalisation de cette catastrophe (1875), c’est-à-dire aux facteurs de vulnérabilités internes pouvant en expliquer l’ampleur. Car si l’aléa est ici d’origine naturelle, l’acte d’implantation et la structuration de la tribu dans cet espace sont quant à eux issus d’interactions sociales, politiques et culturelles s’inscrivant dans une dimension historique. Le choix radical fait à Mu, de déplacer la tribu est ainsi particulièrement intéressant à analyser du point de vue de la capacité de résilience des populations. De la même façon, la relation entre le risque et le territoire est ici f...

See original: VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement Le risque tsunami en Nouvelle-Calédonie : Évolutions des facteurs de vulnérabilités et de résiliences à Lifou en territoire coutumier kanak