Les paysages volcaniques vésuviens : un laboratoire des notions de risque, vulnérabilité, résilience

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Les territoires volcaniques ont donné lieu à des observations scientifiques, des descriptions littéraires et des représentations artistiques qui –depuis plusieurs siècles- ont montré comment la notion de risque pouvait faire l’objet d’une construction culturelle. La lentille d’observation qui permet de replacer la catastrophe, ses effets et le sentiment d’incertitude qu’elle suscite dans une perspective rationnelle est la notion de paysage, en tant que construction culturelle qui élimine les éléments surnaturels pour laisser libre cours à l’observation du phénomène naturel catastrophique.

Tout particulièrement, dans le cas du Vésuve, au XVIIIe siècle, se met en place un prisme d’observation multiple, mais convergent vers la place et le rôle de l’homme dans ce contexte. Afin de renforcer ces discours, les ouvrages scientifiques s’accompagnent souvent de représentations volcaniques à l’esthétique spectaculaire : la destruction est ainsi transcendée dans une image sublime qui peut égale...

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